Apprendre à faire du monocycle électrique

La première fois que j’ai vu quelqu’un sur un monocycle électrique, je me suis vraiment demandé comment cette personne pouvait tenir debout sur cet engin en mouvement.
Amoureux des innovations et vivement intéressé par cette révolution dans le domaine des déplacements, je me suis renseigné et j’ai alors acheté un monocycle électrique
Je me suis ensuite trouvé un parking désert un dimanche et j’ai essayé de monter dessus…

Ma première étape pour apprendre à faire du monocycle électrique : découvrir la sensibilité du moteur

Mon premier souhait pour apprendre à faire du monocycle électrique a été de connaitre la sensibilité du moteur, fallait-il beaucoup se pencher ? allait-il accélérer d’un seul coup ?

Pour résoudre cette première interrogation, plusieurs techniques étaient possibles.

Une première technique pour apprendre pouvait être d’utiliser les roulettes d’apprentissage livrées avec mon monocycle électrique. Aucun problème si il n’y en avait pas (elles n’ont pas servi longtemps…), j’avais vu des vidéos où les gens se servaient d’un mur pour se stabiliser et avancer.

Monté sur mon monocycle électrique, j’exerçais alors une faible pression sur l’avant de mes pieds (la partie juste avant les orteils) et j’ai alors pu ressentir comment mon monocycle électrique réagissait (il suffisait d’appuyer sur les talons pour que mon monocycle électrique freine)

apprendre monocycle electrique

2ème étape : monter sur le monocycle électrique

Après avoir maitrisé l’accélération et le freinage avec les roulettes d’apprentissage (moins de 3 minutes), c’était l’heure d’apprendre à monter sur le monocycle sans l’aide du mur ou des roulettes.

Il fallait positionner un pied sur un des deux supports et bien caler la partie haute du monocycle électrique contre le mollet

Puis faire un petit saut, sans mettre trop de poids sur le pied déjà posé sur un support, tout en tentant d’amener le second pied sur le support libre.

En terminant mon petit saut (où le pied initialement positionné sur le support n’avait pas quitté le support), la gravité ramenait alors mon poids sur mes deux pieds (qui étaient alors tous les deux sur leurs supports respectifs)

3ème étape : avancer pour ne plus être déséquilibré

Je connaissais maintenant la sensibilité du moteur, je commençais à savoir monter sur mon monocycle électrique mais j’étais tout de suite déséquilibré et je reposais un pied par terre…

Je me suis alors rappelé d’un principe déjà observé en vélo : il est relativement difficile de ne pas tomber sur la gauche ou vers le droite lorsqu’on est à l’arrêt. Lorsque nous roulons, il n’y a plus aucun déséquilibre gauche/droite, le fait d’avancer donne un équilibre gauche/droite.

C’est le même principe pour le monocycle électrique : en avançant, il n’y a plus de déséquilibre gauche/droite !

Il m’a fallut quelques minutes et de nombreux essais pour vaincre cette étape (je monte et je me penche vers l’avant pour que mes pieds appuient sur l’avant des supports) mais au bout de ces quelques minutes, j’ai enfin pu rouler tranquillement sur ce parking sans plus m’arrêter et le plaisir commençait à arriver.

Je m’étais filmé à l’époque (dans l’optique de peut-être faire un site plus tard…) Voila donc ma propre expérience en vidéo 🙂

 

Et vous, comment avez-vous appris à rouler avec votre monocycle électrique?, avez-vous mis longtemps à apprendre ?, partagez-nous vos expériences dans les commentaires ci-dessous

 

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Website Comments

  1. londiche
    Répondre

    A mon âge, tout près de quatre vingt ans, n’ est- il pas plus sage, pour aller au cimetière, d’ attendre les quatre roues d’ un corbillard, plutôt que d’ y aller avec une seule roue ? Mais tellement envie d’ essayer.

  2. plaph
    Répondre

    D’abord merci pour les retours d’expérience.

    J’ai acquis pour ma part un gotway 14 de 680 Wh, dans l’optique de m’en servir pour mes trajets quotidiens (une dizaine de km en tout, dont 4 environ, pentus).

    J’en suis pour le moment aux premières tentatives, qui s’avèrent assez difficiles. Je m’aide du garde corps qui fait le tour de ma terrasse pour me stabiliser sur la monoroue, mais peine à lâcher l’aide de cette main courante pour me mettre à rouler sans assistance. Au moins, après trois tentatives d’à peu près une heure chacune, je commence à sentir quelques menues évolutions, mais de là à partir avec sur les trottoirs et dans les transports, je me dis qu’un certain laps de temps s’écoulera avant que j’y parvienne…

    Physiquement parlant, le positionnement des pieds sur leurs supports m’apparait essentiel, ainsi que la fermeté à avoir au niveau des mollets pour bien se caler sur les côtés de la gyroroue. Sans cela, je me mets à « godiller » avec rattrapage parfois violent, et chute de la roue en prime :(. Se tenir droit a donc l’air déterminant aussi. Les fois où j’ai réussi à tout lâcher sans me déséquilibrer, c’était en me tenant vraiment droit, mollets serrés, et en veillant à atteindre un point fixe (où je me rattrape avant la chute :-D). Sinon, diriez-vous qu’une grande surface d’évolution vaut mieux qu’une terrasse pour débuter ? Je reste sceptique…

    Pour reprendre lajuersy (bravo !), le port de chaussures hautes comme des baskets m’a l’air indispensable pour ne pas trop s’infliger d’échauffements, voir même des ampoules au niveau des malléoles. Dans le même ordre d’idée, je bannis les chaussures « souples » (genre daim) qui ne tiennent pas suffisamment le pied. Le confort est un gage de réussite il me semble.

    Je pense d’ici peu être relativement opérationnel, et pouvoir élargir mon champ d’action, puisque comme pour toute chose, l’opiniâtreté est souvent fructueuse, tout comme les répétitions. Le week-end approchant, je compte le mettre à profit pour avancer sérieusement, avec l’espoir de remiser la trottinette (pas électrique) que j’utilise pour le moment.

    À bientôt sûrement, et merci à Julien pour ce site, précieux pour un débutant comme moi je trouve 😉

    Good Wheel !

    • karai
      Répondre

      Salut, super explication!!
      Moi je l’ai allumé et puis je suis montée dessus et il a filé. J’ai sans doute mis trop d’élan et la roue s’est élancée.
      Peut-on commencer avec le monocycle éteint pour apprendre à monter et descendre ou faut-il toujours l’allumer lorsqu’il est en mouvement,

  3. Billouparis
    Répondre

    J’ai craqué et j’ai reçu ma roue hier! J’ai aussi commandé un 2 wheels self balancing tant qu’à faire.
    J’ai roulé sur deux mètres pour l’instant chez moi, et j’ai fait des traces de pneus sur la moquette :p
    Ca me semble pas sorcier.
    Question, es-tu tombé souvent? Plutôt au début, ou plutôt après?
    Merci!
    Bill

    • Julien
      Répondre

      Bonjour Billouparis,
      Les chutes sont plutôt (voir même exclusivement) au début.
      J’espère que les articles du site vous ont aidé / vous aideront.
      N’hésitez pas à partager votre expérience avec nous.

  4. Billouparis
    Répondre

    Merci pour vos commentaires, ça donne envie. Mais dans Paris intra muros, ça me semble assez peu utilisable…

  5. lajuersy
    Répondre

    Bonjour

    Merci pour tes conseils qui m’ont aidé… J’apporterais quelques informations complémentaires qui pourraient aider d’autres apprentis !.
    J’ai commencé avec les roulettes et ça peut servir mais pas longtemps car on ne peux pas diriger… ça aide juste pour les sensations et pour faire essayer aux enfants, ce qui n’est déjà pas si mal.
    Lorsque j’ai commencé, le premier jour, j’ai stagné pendant longtemps (2H) sans progresser; un peu désespérant !. Je me suis blessé assez profondément à la cheville (une entaille de 5 cm) car lorsqu’on descend de la machine de façon plus ou moins contrôlée et qu’elle ne s’arrête pas, on se prends les pédales et ça fait (très) mal, Je conseille donc vivement à tous les débutants des chaussures montantes plus hautes que les pédales (perso j’ai utilisé des chaussures fourrées malgré la chaleur et ça a sauvé mes chevilles plusieurs fois).
    Ensuite j’ai utilisé une sangle fixée à la poignée pour « tenir la machine ». ça évite de trop abîmer la machine en la retenant et de la laisser « filer » en cas de perte de contrôle. Je continue à l’utiliser même maintenant car je trouve qu’en cas de perte de contrôle, laisser la machine risquer d’aller sur la route est très dangereux !. On verra lorsque je passerais « pro » 🙂
    Suite à ces longs essais infructueux du premier jour, j’ai utilisé le conseil d’essayer sur un parking, ce qui m’a bien aidé.
    Mon problème principal était que lorsque je sentais partir la machine à gauche, j’appuyais instinctivement sur la pédale gauche pour corriger (et vice vers bien sûr), ce qui avait tendance à coucher le monocycle et amplifier ce phénomène, voire m’éjecter.
    Ce réflexe naturel vient (entre autre) du roller, ski etc. et était impossible à maîtriser. J’ai fini par trouver une parade qui pourra éventuellement servir à d’autres qui rencontrent le même problème. Tout d’abord, je veille à ce que mes pieds ne soient pas trop collés à la machine. Ensuite, je fais rejoindre mes genoux presque à se toucher. Cela permet, lorsque je me penche pour corriger la trajectoire, de garder un équilibre de pression entre les deux pieds. Cela va un peu à l’encontre des conseils que j’ai pu avoir par ailleurs de garder les jambes tendues mais cela parfaitement fonctionné. Le lendemain, j’ai miraculeusement réussi à « partir » et en une dizaine de minutes faire un tour du pâté de maison.
    Un autre conseil; lorsqu’on prends confiance, on accélère et lorsqu »on tombe, ça fait plus mal. ça m’a coûté un pantalon le deuxième jour. Pour les premiers essais, les chaussures montantes suffisent. Dès qu’on arrive à rouler plus vite, les protections type « roller » deviennent nécessaires.
    Au troisième jour, j’ai enfin réussi à démarrer sans me tenir à une voiture ou rambarde.
    Maintenant je suis ravis et la sensation de glisse est au rendez vous. C’est ce que je cherchais et je ne suis pas déçu.
    En espérant avoir apporté quelques infos utiles pour les autres…
    A+

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